Notre engagement en matière d'environnement
Qualité de l'air et changements climatiques

À Air Canada, nous sommes sensibles aux effets du transport aérien sur l'environnement et travaillons avec assiduité pour minimiser notre impact environnemental par la conservation, l'innovation, et la collaboration.

Nous appuyons l'Association du transport aérien international> – dont le principal objectif vise la promotion du transport aérien sécuritaire, fiable, sûr et économique pour les clients internationaux – dans ses efforts pour contrôler les effets du transport aérien, et en ce sens, nous continuons de rechercher des moyens nouveaux et améliorés pour limiter ces effets.

La principale préoccupation entourant la consommation du carburant dans le transport aérien a trait au dioxyde de carbone (CO2) rejeté dans l'atmosphère. Le CO2 représente environ 70 % des émissions liées aux moteurs d'avion, tandis que les 30 % restants se composent principalement de H2O (eau), de moins de 0,5 % de NOx (oxydes d'azote), de CO (monoxyde carbone), de SO2 (dioxyde de soufre), d'hydrocarbures non brûlés et de suie.



Le CO2 émis par les avions pendant le vol a le même effet que le CO2 produit au sol. Les autres gaz rejetés pendant le vol peuvent également avoir une incidence sur le climat et certains d'entre eux ont peut-être un effet différent qu'ils soient émis en altitude ou au sol par d'autres véhicules comme les voitures, les bateaux et les trains.

Dans le monde, l'aviation et le transport aérien comptent pour 2 % de toutes les émissions de CO2 liées à l’ensemble des activités humaines. Consciente des préoccupations touchant les effets du transport aérien sur l'environnement, Air Canada reconnaît la nécessité de faire preuve de vigilance quant à la croissance de l'offre des services aériens dans le monde.

Émissions de gaz à effet de serre au Canada en 2005
D'après un rapport d'Environnement Canada, le transport aérien intérieur représentait 1,16 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) en 2005, soit 4 % des émissions de GES, tous modes de transport confondus.

Source : Environnement Canada, Rapport d'inventaire national 1990-2005.

Émissions à l'échelle mondiale
Selon le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, lauréat du prix Nobel :
  • Le transport aérien représentait 2 % des émissions mondiales de CO2 en 2004.
  • Le secteur du transport comptait pour 13 % des émissions de GES.
  • De ces 13 %, le transport routier représentait à lui seul 74 %.


Le progrès à Air Canada
Air Canada a fait des progrès importants pour réduire sa consommation de carburant. L’efficacité énergétique s'obtient en calculant le nombre de litres nécessaires pour transporter 100 tonnes de fret et de passagers au kilomètre (ou en litres par tonne-kilomètre payante [l/tkp]).
  • En 2007, notre efficacité énergétique se chiffrait à 38,3 l/tkp.
  • Il s'agit d'une amélioration de 30 % depuis 1990.
  • Par rapport à 1970, il s'agit d'une amélioration de l’efficacité de 66 %.




L'engagement d'Air Canada
Le Canada est le premier pays à avoir conclu une entente entre le gouvernement fédéral et les principaux acteurs du transport aérien, membres de l'Association du transport aérien du Canada.

Air Canada a joué un rôle de premier plan dans l'établissement de cette entente, et elle a déjà atteint la cible d'amélioration de l’efficacité énergétique qu'elle s'était fixée, soit une amélioration de 24 % d'ici 2012 par rapport aux chiffres de référence de 1990.

Air Canada s'engage à réduire encore davantage son impact environnemental en améliorant son efficacité énergétique de 25 % de 2006 à 2020, soit une amélioration de 54 % pour la période allant de 1990 à 2020.

Stratégie Air Canada a collaboré étroitement avec d'autres transporteurs aériens au sein de l'Association du transport aérien international pour mettre au point la meilleure stratégie permettant de réduire les effets des émissions polluantes attribuables aux avions.

1. Renouvellement du parc aérien pour en améliorer l’efficacité énergétique
  • Des progrès considérables ont été faits grâce à l'intégration de nouveaux appareils, comme ceux d'Embraer et les 777 de Boeing, à notre parc aérien.
  • Le programme de renouvellement du parc aérien, qui consiste à retirer progressivement les avions les plus énergivores pour les remplacer par des appareils de technologie avancée à faible consommation de carburant, entraînera une forte hausse de l’efficacité énergétique dans tout le parc aérien d'Air Canada.
  • Pour un vol Toronto–Hong Kong, on prévoit que l'appareil 777-200 de Boeing utilisera environ 15 % moins de carburant par siège-mille offert que les anciens appareils.


2. Solutions d'exploitation et améliorations de l'efficience énergétique
Air Canada a intégré différentes solutions originales à ses activités pour réduire sa consommation de carburant. Ce genre de solutions exige un calcul précis d'un ensemble complexe de facteurs qui ont une incidence sur les heures de départ et d'arrivée aux nombreux aéroports desservis, notamment les conditions météorologiques, le type d'avion, le poids des passagers et du fret, la longueur de la piste, le matériel au sol. Grâce à une analyse rigoureuse de ces facteurs, nous sommes désormais en mesure de ne consommer que le carburant nécessaire pour faire fonctionner notre équipement. Voici quelques-unes des marches à suivre que nous appliquons régulièrement pour réduire les pertes de carburant lorsque les conditions le permettent.
  • Prévoir la quantité exacte de carburant (y compris les réserves) nécessaire pour assurer chaque vol de façon sécuritaire tout en maintenant le poids de l'avion à son minimum.
  • Tenir compte des heures d'arrivée prévue et réelle pour que le vol s'effectue à vitesse optimale tout en maximisant la conservation du carburant.
  • Accroître l'utilisation des freins et maintenir les moteurs en mode ralenti poussée inverse pendant l'atterrissage.
3. Amélioration des infrastructures et du système de navigation aérienne
Air Canada appuie les efforts déployés à l'échelle du pays et du secteur du transport aérien pour accroître l'efficacité des systèmes de gestion de la circulation aérienne. D'après un rapport spécial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, en remédiant aux contraintes des systèmes de gestion de la circulation aérienne qui touchent actuellement les opérations aériennes mondiales, on réduirait les émissions de CO2 de 6 % à 12 %.

4. Des solutions axées sur le marché
Air Canada appuie le rôle de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), qui vise à encadrer les pays dans leur application de solutions axées sur le marché pour réduire l'impact environnemental des émissions polluantes des avions. Institution spécialisée des Nations Unies, l'OACI établit les normes et règlements internationaux nécessaires à la sécurité, la régularité, l'efficacité et l'économie du transport aérien.

Les solutions axées sur le marché sont fondées à partir du principe que l'attribution d'un coût à l'impact environnemental du transport aérien encouragera les sociétés aériennes à réduire leurs émissions polluantes. En d'autres termes, si les transporteurs aériens paient des frais en fonction de la quantité de CO2 produite par leurs vols, ils sont plus susceptibles de mettre en œuvre des procédures et des technologies écologiques.

Les solutions axées sur le marché peuvent prendre la forme d'une écotaxe ou d'un supplément écologique, d'un régime d'échange de droits d'émission ou d'une mesure facultative adoptée par le secteur du transport aérien.

À Air Canada, nous estimons que les solutions axées sur le marché doivent toujours tenir compte de l'intérêt de toutes les parties prenantes, tout en étant économiques et en apportant à l'environnement des bienfaits tangibles et transparents.